Alabanza de nuestra época A Oswaldo Guayasamin Pour Ada Leur cri comme poing dressé dans la gorge mères sans larmes faces exsangues oiseaux cloués sur les portes funèbres ce jour où d’une seule larme a germé le deuil interminable Tres de Mayo Nuit du quatre...

À l’approche de novembre les corps s’arrondissent on les croise partout embarrassés les mains prises dans les bras ou sur les hanches comme chargés d’enfants une odeur de terre les suit parfois des fleurs se froissent cela leur fait des lampes à couper les ténèbres...

la poésie est la part solaire de l’absence quand la mort retournée sur l’envers montre sa nudité maigre sa vanité le poème la tient en échec   11 septembre 2017 ———

Une fois quelqu’un a habité là quelqu’un a parlé de cette bouche quelqu’un a serré une main de cette main quelqu’un a bougé avec ce corps et puis un jour il n’y a plus personne on ne peut pas dire qu’il est parti ni où d’ailleurs pour quel long voyage au pays des...

Dans la déliaison du monde il y a toi et quelques autres des constellations tu dis « le merle enseigne aux tuiles à voler » et soudain la vie se fait légère la maison se transporte dans les airs elle tient seule dans la musique d’un vers avec le maître du chant...

Nous pénétrons le bois obscur à la boussole des rossignols leur chant ouvre des fenêtres accroche des lampes au plus épais des branches la nuit n’est plus la nuit une chambre de musique leurs voix lèvent des voiles et nous filons ainsi le souffle du poème secoue toute...
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