ce beau linge rends-toi compte
à la sueur du front
sorti tout ruisselant de la cuve des rêves
acquis si chèrement
qu’elles se sont dépêchées
de le ranger
puis le lisser du plat de la paume
à travers le plastique
mirer le damas
se rincer l’œil au luisant du blanc
comme une audace qui leur était venue
(extrait de Gérardmer)

Je reproduis ici partie de la note de lecture consacrée au texte par Claude Vercey dans la revue Décharge : I.D n° 729, à la Une du jour, sur www.dechargelarevue.com . Une occasion de découvrir cette revue fourmillante pour ceux qui ne la connaissent pas !

« Un mot sur le livre lui-même et ses 80 pages qui servent d’écrin aux 10 pages de poèmes qui constitue en son intégralité Gérardmer : l’éditeur ne pouvait montrer de manière plus manifeste l’importance qu’il accorde à ce texte. Une préface toute de sensibilité de Raphaël Monticelli, amical et avisé, introduit l’ouvrage. Puis les poèmes d’Albertine Benedetto sont accompagnés de deux versions, la première en allemand, dans une traduction d’Eva-Maria Berg, la seconde en espagnol due à Ada Mondès, à quoi s’ajoute la reproduction photographique, page par page par Frank Berthou (l’éditeur lui-même), d’un livre de tissu élaboré par la poète et reproduisant une nouvelle fois le texte. Les biobibliographies des trois intervenantes closent cet objet éditorial de qualité. »

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