À Carpentras, Chapelle de la Charité, a eu lieu le 24 mars 2017 un concert de Tristan-Patrice Challulau, compositeur et pianiste (https://www.challulau.net/) autour des Sept dernières paroles du Christ de Josef Haydn.

Dans son approche contemporaine de l’œuvre, le compositeur avait fait la commande d’un texte à Gilles Desnots. Le texte conçu est double : d’une part on entend les commentaires des soldats au pied de la croix dans une langue triviale, d’autre part à chacune des sept paroles l’auteur a ajouté un texte poétique.

6- « Tout est accompli »

Les soldats virent frémir leur monture sans rien avoir entendu ni du vent ni de ses mots.

7- « Père je remets mon esprit entre tes mains »

Les soldats observaient s’il entrait dans la mort les yeux ouverts. L’obscurcissement les assaillit.

 

« Le texte en français de G. Desnots est proche des paroles admises par la chrétienté (anglicane, orthodoxe, protestante, catholique, d’après ce que j’ai pu constater sur internet… mais est-ce vraiment fiable et ai-je bien lu ? En tous cas, je crois que la première partie de ce texte s’accorde de par sa vulgarité avec cette espèce de canon…) Grâce au double texte de Gilles Desnots, j’ai pu concevoir cette pièce comme un exercice de mémoire. Deux fois la même plastique sonore pour un texte en deux parties fort différentes : la première partie est faite des paroles du vulgum pecus. La seconde partie est l’interprétation faite des gestes de ces soudards. Si l’on a bonne mémoire, un écho se fera… (Une plastique sonore est une chose qui utilise les mêmes ingrédients que la musique mais qui est loin d’être de la musique ! Pour être musique il ne suffit pas d’idées précises, de formes, il ne suffit pas de penser des nuances, des harmonies, des timbres, l’espace, l’horizontalité et l’obliquité,heureusement il faut autre chose…) » Tristan-Patrice Challulau

Cliquez sur une lettre